Il y a quelque temps, un pichet du sculpteur Firmin Michelet (1875-1951) a été mis en vente en vente sur un site d’enchères bien connu et a fait beaucoup parler de lui dans dans le milieu de l’Absinthe…
Ce pichet est (re)connu comme étant une allégorie de l’Absinthe, une « fée verte ».
A la différence des pichets connus dans plusieurs collections, dont la mienne, celui-ci est habillé d’une « coiffe » en métal (selon l’annonce en étain).
C’est cette coiffe qui a fait débat. Etait-elle d’origine? Un rajout tardif? Pourquoi a-t-elle était rajoutée? Encore un faux? Un rajout pour cacher une réparation?
J’aime jouer et j’étais convaincu de l’authenticité de la coiffe. En recevant le pichet, j’étais très heureux d’admirer un travail très fin du métal, rendant l’ensemble harmonieux.
Quentin, en fin observateur, a repéré quelque chose que le vendeur et moi même n’avions pas remarqué. Une signature dans le métal! La coiffe est signée L.Bonny. La famille Bonny était orfèvre à Paris dans les années 1900.
Nous avons décidé de nettoyer le métal tout d’abord près de la signature, puis voyant un très beau métal argenté de nettoyer toute la coiffe. Et là, en plus de la signature de l’orfèvre, un poinçon! Certes très fatigué mais de cette forme et en grossissant pas de doute, un poinçon Minerve 1, synonyme d’argent massif.
Après un nettoyage complet, il est à noter quelques manques et une difficulté à rattraper toute la coiffe par la finesse du travail.
Je suis très heureux de mon achat : un magnifique pichet Firmin Michelet avec une coiffe en argent massif signée. Sûrement une commande bourgeoise!







